L’appareil digestif est à l’origine de nombreux troubles fonctionnels (indépendants de toute lésion organique). Des manifestations douloureuses peuvent ne relever que d’un spasme passager.
Dans le domaine digestif, l’intensité d’un symptôme ne traduit pas systématiquement la gravité du mal. Aussi, en cas de trouble persistant ou récurrent, consultez votre médecin qui en recherchera la cause. Les techniques modernes d’imagerie médicale permettent de détecter la présence d’un éventuel état lésionnel. Cette précaution est indispensable avant de traiter un trouble digestif, qu’il soit d’origine gastrique, hépatique ou intestinal.
Des plantes régulatrices des fonctions…
Certaines plantes sont connues pour leur efficacité sur les troubles digestifs fonctionnels : elles vont modérer ou, au contraire, accélérer le transit alimentaire, stimuler ou freiner les différentes sécrétions indispensables à une bonne assimilation. En bref, les plantes sont capables de réguler toutes les étapes successives de la digestion ! A condition de choisir celles qui sont adaptées à la nature du trouble.
… mais parfois trop actives
Un exemple : Très fréquente, la constipation peut être traitée efficacement par la phytothérapie car il existe de nombreuses plantes aux propriétés laxatives et purgatives. Cependant, un usage quotidien et prolongé de ces végétaux est susceptible de provoquer une véritable “maladie des laxatifs”, avec pertes de sels minéraux pouvant se répercuter sur la fonction cardiaque. Par ailleurs, l’organisme s’accoutumant aux effets de ces plantes, on sera tenté d’en augmenter progressivement les doses. Attention donc à l’automédication : ce type de plantes ne doit être pris que de façon très temporaire, et seulement sur prescription médicale.
Voici la liste des plantes laxatives et purgatives dont tout usage prolongée ou abusif risque de provoquer des troubles graves : Aloes (suc), Bourdaine (écorce), Cascara (écorce), Rhapontic (rhizome), Rhubarbe (rhizome), Sené (feuilles et fruits).
Qui pense encore que la phytothérapie n’est qu’une “médecine
douce” ?
Les plantes majeures lors de troubles digestifs
- Plantes amères : elles ouvrent l’appétit par stimulation des différentes glandes sécrétrices du tube digestif. Par exemple, racines de gentiane.
- Plantes stomachiques : elles activent le passage gastrique et évitent une stagnation prolongée des aliments au niveau de l’estomac. Par exemple, semences de fenouil.
- Plantes carminatives : elles favorisent l’expulsion des gaz intestinaux. Par exemple, semences d’angélique.
- Plantes cholagogues : elles favorisent l’évacuation de la bile et dégorgent la vésicule. Par exemple, feuilles d’artichaut.
- Plantes antispasmodiques : elles apaisent les contractions des voies biliaires ou des intestins. Par exemple, sommités fleuries de basilic.
- Plantes vermifuges : elles aident à chasser les vers intestinaux. Par exemple, sommités fleuries d’absinthe.
- Plantes laxatives ou purgatives : elles accélérent les évacuations intestinales. Par exemple, feuilles et fleurs de mauve.